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Quand doit-on faire accorder son piano? Un piano accordé est tellement plus agréable à jouer et encore plus à écouter. En effet, dans leurs efforts à créer un instrument au son le plus riche qui soit, les facteurs d'instruments de musique conçoivent et dessinent leur instrument en fonction qu'il soit joué au diapason. Le piano n'échappe pas à cette règle et il a été conçu pour donner le maximum de sa richesse sonore quand il est au diapason. Le diapason est la référence par laquelle tous les instruments s'accordent pour pouvoir jouer ensemble. Pour pouvoir jouer à l’unisson, tous les instruments d’aujourd’hui sont accordés au diapason c’est-à-dire au LA 440Hz (Hz = Hertz, vibrations à la seconde). Pour maintenir votre piano au diapason et pour votre confort personnel, vous devez voir à ce que le taux d'humidité de votre maison se situe toujours entre 35% et 60%. En hiver, l'obligation de chauffer fait descendre dangereusement le taux d'humidité de nos maisons. En perdant son humidité le bois se rétrécit, donc les 5 centimètres d’épaisseur totale que représentent le chevalet et la table d’harmonie diminuent en volume abaissant ainsi la tension des cordes. Le piano descend. À l’inverse, les taux d’humidité de 90 à 100% rencontrés l’été, font augmenter l’épaisseur du chevalet et de la table d’harmonie en volume ayant pour effet de monter la tension des cordes. Le piano monte. Eh oui! Votre piano monte tout seul vers la fin de l'été, exactement comme si un accordeur l'avait accordé en augmentant la tension des cordes. Parce qu’il descend plus qu’il ne remonte, le piano doit être accordé tous les ans. Après deux ans et plus sans qu’il n'ait été accordé, le piano a besoin de deux accordages pour le remettre au diapason. C'est pour cette raison qu'au Québec, on ne peut "sauter" une année sans faire accorder son piano pour économiser puisqu'on devra de toute façon payer pour deux accordages l'année suivante. Notez aussi que vous ne gaspillerez jamais un accordage en pensant que vous auriez pu attendre. Votre piano se nourrit de chacun des accordages qu'il reçoit. Plus vous le faites accorder, mieux il sonnera, plus stable sera son accord et plus vous l'apprécierez parce qu'il sera à son maximum. Je pourrais même aller jusqu'à le comparer avec votre automobile. Vous ne songeriez jamais à sauter un changement d'huile n'est-ce pas? J'habite depuis peu à Magog près de Sherbrooke mais je retourne régulièrement à Montréal pour honorer mes clients réguliers donc n'hésitez pas à m'appeler même si vous êtes de la région Montréalaise. Bien sûr, je couvre facilement toute la région des Cantons de L'Est. Mon tarif est de $100 pour un accordage régulier. Donc, suivant le texte qui précède, si votre piano n'a pas été accordé depuis quelques années, il y a de forte chance qu'il ait besoins de deux accordages donc, $100 X 2 = $200. Ces tarifs ne couvrent pas les réparations mécaniques ou autres ajustements mécaniques. Mario Bruneau © Copyright - 1997 - Tous droits réservés retour
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Les effets du temps sur votre pianoCet article a paru dans le journal LE TOUR
(Sutton-Dunham-Frelighsburg) Hiver 2005
Il est reconnu qu’un piano
doit être accordé une fois par année mais les effets du temps sur
l’accordage demandent quelques explications, simplifiées ici pour cet
article.
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Un accordéon chromatique dans une caisse d'accordéon piano ?On
entend souvent parler d’accordéonistes habitués à jouer sur des
accordéons chromatiques qui se font fabriquer un accordéon chromatique
à partir d’une caisse d’accordéon piano.
Quelles sont les raisons qui les portent à faire ce choix et
quelle différence y a-t-il entre les deux options ?
Cet article tente de faire le point. Le
plus connu des accordéonistes qui ont fait ce choix reste sans doute
Richard Galliano. Il s’est
fait construire par la maison Victoria de Castelfidardo, un accordéon
chromatique (avec moins de boutons) à partir d’une caisse d’accordéon
piano. Pourquoi?
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« L’accordéon
musette » sur la route des vins
Cet article a paru dans le journal LE TOUR (Sutton-Dunham-Frelighsburg) Hiver 2004
Fredo Boss et ami à Nîmes, France 17 novembre 2006 Beaujolais Nouveau L’expression
« accordéon musette » inspire la poésie, évoque les
sentiments de liberté et de légèreté de la belle époque, suggère des
images de mauvais garçons, de gavroches. Elle nous
rappelle aussi la vie quotidienne des ouvriers des faubourgs parisiens qui
allaient s’évader au bal musette ou encore, la bohème des
peintres de la Butte Montmartre. Si
vous lisez ces lignes, c’est sûrement à cause de son titre qui vous a
intrigué. Il a attiré votre attention parce que
l’accordéon vous intéresse et vous n’êtes pas seul. En
effet, l’accordéon connaît une remontée dans la faveur populaire et
tout spécialement « l’accordéon musette » Cet
article vous retracera son histoire et tentera d’expliquer l’origine
de son nom. Nous verrons aussi comment il est lié au
vin par les « guinguettes » des bords de Marnes.[1] Le « musette » nous l’avons vu plus haut, est une expression fortement associée à l’esprit parisien. Il résulte de la rencontre de deux communautés venue s’installer à Paris à la fin du 19e siècle. Il y avait d’un côté les Auvergnats avec leur « cabrette » qui arrivaient par la gare d’Austerlitz et de l’autre, les Italiens avec leur accordéon qui arrivaient par la gare de Lyon. En fait d’expression contradictoire, on ne peut faire mieux avec « accordéon musette » Le « musette » en tant que style de musique tire son nom d’un instrument de musique utilisé en France pour les bals dès le XIIIe siècle c’est-à-dire bien avant l’invention de l’accordéon en 1829 par Cyril Demian, un Autrichien de Vienne. C’était une sorte de cornemuse améliorée dont le sac (réservoir d’air) était remplit par un soufflet que le musicien actionnait avec son coude pendant qu’il tenait de ses deux mains le « chalumeau » sorte de flûte à anche double tenue à la verticale. En Auvergne, ce sac d’air était fabriqué d’une peau de chèvre (le cabri) d’où le nom de « cabrette » donné à l’instrument. La cabrette au son très puissant s’imposa comme instrument tout désigné pour les bals. Au milieu du 19e siècle, les Auvergnats organisaient des bals et on disait « aller au bal musette » Pendant le 19e siècle, les Auvergnats commencent à venir s’installer à Paris pour y pratiquer leur métier de charbonnier. Ils y apportèrent leur cabrette et habitués de faire des affaires dans des cafés, plusieurs cafés auvergnats sont ouverts dans le 11e arrondissement notamment sur la rue De Lappe. On les appelle cafés-charbons puisqu’en plus du café on y vendait du vin, du bois et du charbon. Ces cafés deviendront vite des bals animés au son de la musette (cabrette) À la fin du 19e siècle, ils ne pouvaient supporter de se faire remplacer par les Italiens qui arrivaient dans Paris avec leur « vulgaire » accordéon. De nombreuses bagarres avaient l’habitude d’éclater pendant ces affrontements et c’est finalement un mariage entre la fille de Bouscatel, un cabrettaire célèbre et Péguri, un accordéoniste italien qui finira par faire accepter le mariage de l’accordéon à la musette. C’est au début du XXe siècle que l’accordéon musette s’enrichit du jazz avec l’influence des guitaristes « manouches » comme les trois frères Sarrane, Matelo et Baro Ferret sans oublier ce quatrième frère qu’était pour eux Django Reinhardt.[2]
Aussi, après la construction du mur d’enceinte des Fermiers Généraux en 1785, la périphérie de Paris fut séparée du centre et des postes d’octroi accueillaient les commerçants pour leur faire payer une taxe leur donnant droit de commerce à l’intérieur de Paris. Plusieurs cafés et débits de boissons sont alors improvisés à l’extérieur des murs et deviennent le repère de toute une faune de petits contrebandiers et trafiquants. On y buvait le petit vin des vignes proches « le guinguet » qui coûtait moins cher puisqu’il n’était pas imposé. C’est la naissance des « guinguettes » Plus tard, on y viendra pour passer une journée à la campagne et fuir la pollution des grandes villes. On y mange la friture de poisson, la matelote d’anguilles et les moules-frites accompagnés du vin de pays et on danse au son de l’accordéon musette. Parmi les « créateurs » du genre musette, on retrouve les Péguri, Vacher, Privat, Viseur, Muréna, Peyronnin, Colombo et Prud’homme qui a composé « J’aime les nuits de Montréal » etc. Aujourd’hui, il y a encore des stylistes qui perpétuent le vrai musette, avec toute la poésie et le charme qui lui est propre sans le faire sonner « quétaine » ou « ringard » Quelques noms s’imposent comme Richard Galliano, mon ami Daniel Colin, Daniel Mille, etc. Ils ont tous faits parti du collectif réunit sous l’initiative du regretté Patrick Tandin sous le label « La Lichère » Ils ont eu le temps de produire trois CD sous le titre de « Paris Musette » Ces trois CD sont devenu des incontournables pour tous les amants du musette. Après la mort de Patrick Tandin, grâce à l’éditeur Frémeaux et associés qui a reprit le flambeau, ces disques sont encore disponibles.[3] Avec le tango de Buenos Aires, la bossa-nova de Bahia, le musette de Paris est un des rares folklores urbains à avoir traversé l’épreuve du temps. Le musette est un patrimoine mondial qu’il me parait important de préserver. Je m’y emploie sur le BATEAU-MOUCHE au vieux port de Montréal où avec ma compagne, la chanteuse Hélène Cardinal nous offrons un p’tit air de Paris sur le fleuve St-Laurent. Mario Bruneau (819) 876-2794 |
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Qu'est-ce qu'une guinguette ?
Guinguette de
l’Ami René, Nanteuil-les-Meaux (S. & M.) Concept : Guinguette
L’expression « accordéon musette » inspire la poésie, évoque les sentiments de liberté et de légèreté de la belle époque, suggère des images de mauvais garçon, de gavroche, de titi parisien. Elle nous rappelle aussi la vie quotidienne des ouvriers des faubourgs parisiens qui allaient s’évader au bal musette ou encore, la bohème des peintres de la Butte Montmartre.[1]
L’accordéon connaît une remontée dans la faveur populaire et tout spécialement « l’accordéon musette » C’est que l’accordéon musette représente une époque aujourd’hui révolue où les valeurs humaines primaient sur les valeurs d’ordre économiques. Des films comme « Le fabuleux destin d’Amélie Poulin » en font foi. Par ailleurs, saviez-vous qu’il existe une association d’accordéonistes au Québec? L'ADAQ accueille dans ses rangs plus de 200 amoureux de l’accordéon.
L’accordéon
est l’instrument de musique idéal pour animer une fête champêtre ou
un party. En effet, parmi les instruments de musique
d’accompagnement, l’accordéon est celui qui a la plus grande étendue
dynamique (différence en décibels entre le son le plus doux et le plus
fort produit par un instrument) À l’extérieur il
couvre un rayon de plus de 300 mètres tandis qu’à l’intérieur, il
est capable du plus bas chuchotement poétique. Nous
verrons aussi comment il est lié au vin par les « guinguettes »
des bords de Marnes. HistoriqueAprès la construction du mur d’enceinte des Fermiers Généraux en 1785 par l’architecte Ledoux, la périphérie de Paris fut séparée du centre et des postes d’octroi accueillaient les commerçants pour leur faire payer une taxe leur donnant droit de commerce à l’intérieur de Paris. Plusieurs cafés et débits de boissons sont alors improvisés à l’extérieur des murs et deviennent le repère de toute une faune de petits contrebandiers et trafiquants. On y buvait le petit vin des vignes proches « le guinguet » qui coûtait moins cher puisqu’il n’était pas imposé. C’est la naissance des « guinguettes » Plus tard, on y viendra pour passer une journée en famille à la campagne et fuir la pollution des grandes villes. Sous les chapiteaux on y mange la friture de poisson, la matelote d’anguilles et les moules-frites accompagnés du vin de pays et on danse au son de l’accordéon musette.[1]
La guinguette est familiale, festive, joyeuse et se déroule sous chapiteau à la campagne. C’est une manifestation de la bonne chair, du bon vin et des plaisirs champêtres passés en famille. Pour les mêmes raisons qu’à la fin du 19e siècle, on assiste actuellement à une remonté des guinguettes en France. Je suis d’avis qu’une guinguette au Québec aurait beaucoup de succès. Traditionnellement, la guinguette est un lieu de rendez-vous où gens du village se rencontrent et fraternisent régulièrement tissant ainsi des liens sociaux. Et c’est justement cette régularité qui attire les touristes. Un lieu pour chanter, danser, boire le vin local et manger une bouffe simple, généreuse et abordable. Des liens se créent, des amitiés se forment, l’atmosphère du village est joyeux, transformé et socialement sécurisant. La séduction s’opère, les passants sont conquis.
À cause de la route des vins, des produits du terroir, des paysages magnifiques qui font penser à l’Auvergne, les Cantons de l'Est est la région tout désignée pour une guinguette et l’accordéon musette. J’entrevois même la possibilité d’y tenir un festival voué à l’accordéon musette.
Il existe deux festivals d’accordéon au Québec. Le Carrefour Mondial de l’accordéon de Montmagny (50,000 visiteurs/année) couvre tous les styles d’accordéon avec une tangente pour l’accordéon folklorique et traditionnel du Québec. Dans mes trois participations comme accordéoniste invité du Carrefour, les gens me disaient souvent qu’ils étaient venus pour entendre le style musette et qu’ils étaient déçus que je sois un des seuls invités à en jouer. Le Printemps des Bretelles de Montréal (1,000 visiteurs) couvre lui aussi tous les genres d’accordéon mais c’est le musette qui remporte le plus grand succès. Je suis convaincu qu’un festival d’accordéon voué à l’accordéon musette ferait un tabac dans les Cantons de l'Est. J’ai été actif sur le web en tant que représentant canadien de Accordions Worldwide, la plus grande ressource de l’accordéon sur internet et à ce titre, j’étais souvent contacté par les Américains pour que je les dirige vers des festivals de musette au Québec. Société francophone, ils étaient convaincus que les échanges Québec-France étaient monnaie courante. Je sais pertinemment que les Américains sont très friands du musette pour avoir été témoins de leurs réactions lors de leurs fréquentes visites sur LE BATEAU-MOUCHE de Montréal. Avec Hélène Cardinal interprétant des chansons d’Édith Piaf accompagnée de mon accordéon musette sur lequel j’interprétais aussi des airs du musette, les Américains en redemandaient.
En conclusionLes guinguettes offriraient l'expérience de la quintessence du bonheur[...] Le sentiment de félicité serait renforcé par l'éradication de toutes les barrières sociales, car les guinguettes seraient des lieux d'exception où tout le monde fraternise.[2]
Mario Bruneau Dunham le 7 février, 2005 |