Pierre Jasmin Notes biographiques
Quatre ans boursier du Conseil des Arts du Canada, Jasmin est diplômé
d’institutions de six pays : Conservatoire de Moscou, auprès de
Stanislav Neuhaus (1978), Hochschule für Musik de Vienne (Konzert Diplom
1976), University of Southern California à Los Angeles où il est
boursier de Rosina Lhevinne (Master of Musical Arts 1973), Royal College
of Music de Londres (ARCM 1971), Université McGill à Montréal (médaillé
d’or du Ministre de l’Éducation 1970) et Université de Caen (Collège
Stanislas 1966). Enseignant d’abord à l’Université Queen’s et au
Vanier College, il devient professeur titulaire de l’Université du Québec
à Montréal, représentant la Faculté des Arts à sa Commission des Études
de 1999 à 2005. Il en avait dirigé le Département de musique, initiant
la construction de ses locaux actuels et du Centre Pierre-Péladeau, grâce
à un don d’un million de
dollars sollicités auprès de son mécène et ami.
Passionné de Ludwig van Beethoven à la suite de ses maîtres Paul
Loyonnet, Dieter Weber, Friedrich Gulda et Wilhelm Kempff (ce dernier
l’invite à deux reprises à ses classes de maître à Positano en
Italie), il en a interprété les cinq concertos, la Fantaisie chorale et
le cycle des trente-deux sonates devant plus de trois mille auditeurs
(2003-2004). Son récital intitulé Beethoven,
guerre et paix connaît beaucoup de succès en mai 2008 à l’Université
Ludwig Maximilian, à l’invitation du réputé musicologue William
Kinderman. En 2002, son premier CD solo révèle une interprétation
humaniste de quatorze préludes et fugues de Jean-Sébastien Bach. Au
printemps 2007, il joue les douze études opus 10, la Polonaise-Fantaisie
et les quatre Ballades de Chopin, en les salles Alfred-Cortot à Paris et
Pierre-Mercure à Montréal.
Président des Artistes pour la Paix (www.artistespourlapaix.org)
et membre des Conférences internationales Pugwash, il joue en 1995 et
2007 pour le maire de Hiroshima, participe à une Caravane pour la paix au
Tibet en 1993 et joint une Flottille de paix humanitaire, donnant pour des
réfugiés de guerre tout au long des côtes croates et slovènes des
concerts filmés par la télévision de Radio-Canada (Le
Point Action de Grâces 1994). Le grand public le remarque lors d’émissions
à CFCF, Eurovision, Radio-Canada, Télémédia, Télé-Québec, Télévision
Nationale Tchèque, Télévision Quatre-Saisons et TV5, et aussi dans Nos derniers jours à Moscou (Martin Duckworth, ONF 1987), primé au
Festival international des Films d'Art de Montréal.
À l’invitation du pianiste Ivo Pogorelich, il écrit les notes
musicographiques pour huit de ses CD et DVD Universal Classics / Deutsche
Grammophon. Les éditions Triptyque publient ses Notes
d’espoir d’un « joueur de piano », saluées par
la critique et choisies un des trois finalistes du prix Opus livre de
l’année 2007 par le Conseil Québécois de la Musique. La revue
universitaire Frontières vient de publier, dans un numéro intitulé les
musiques et la mort, un article accompagné d’un MP3 que Jasmin
consacre tous deux à l’adagio
Köchel 540 du bien-aimé Amadeus. |