ACCORDAGE - RÉPARATIONS D'ACCORDÉONS
Fort de mon expérience d'accordeur de piano, métier que je pratique depuis plus de 30 ans, ainsi que de ma passion pour l'accordéon, j'ai commencé à réparer et accorder mon propre accordéon à l'Atelier de l'Accordéon de M. Enrico Ricciutti en 1991. Glanant le plus d'informations possibles pour enrichir ma Conférence MultiMédia de l'Accordéon, j'ai acquis une vaste connaissance des méthodes de fabrication ainsi que des façons d'accorder les accordéons.
Depuis quelques années maintenant, j'accorde et répare les accordéons que les gens viennent me porter dans mon atelier de Stanstead.
Pour une évaluation, réparation et accordage, appelez-moi pour prendre rendez-vous au (819) 876-2794 ou envoyez-moi un courriel.
Pour plus d'informations visitez les pages de ma Conférence MultiMédia de l'Accordéon ainsi que plusieurs articles publiés dans divers médias.
Prenez note que j'offre aussi des cours d'accordage et réparation d'accordéons. Ces cours sont dispensés sous la forme de séances par blocs de 3 heures données dans mon studio et atelier du Grand Frisson de Stanstead, Québec. Je me sert de ma Conférence MultiMédia de l'Accordéon pour illustrer mon enseignement et donner à l'étudiant une connaissance globale, générale et complète sur tous les aspects de l'accordéon mais surtout, la matière théorique utile à l'accordage. L'étudiant repart avec un matériel didactique pour ses références futures et l'approfondissement de ses connaissances. Il peut à sa guise et à son rythme revenir autant de fois qu'il juge nécessaire. La matière à couvrir est très vaste et l'étudiant peut approfondir ses connaissances en revenant après 6 mois ou un an. Ces "conférences" en privé sont aussi disponibles pour des groupes de 6 (max) à mon atelier. Le Coût est de $150/3heures pour une seule personne et $50 pour chaque personnes additionnelles jusqu'à un maximum de 6 personnes ($400 total) Pour programmer votre séance de cours privée ou pour une représentation "publique" de La Conférence MultiMédia de l'Accordéon, veuillez SVP me contacter.
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Retrouvez ici quelques articles que j'ai eu l'occasion d'écrire pour différents médias.
| Qu'est-ce que l'accordéon musette? | Qu'est-ce qu'une guinguette? | Existe-t-il un son français de l'accordéon? | Un accordéon chromatique dans une caisse d'accordéon piano?
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Un accordéon chromatique dans une caisse d'accordéon piano ?On
entend souvent parler d’accordéonistes habitués à jouer sur des
accordéons chromatiques qui se font fabriquer un accordéon chromatique
à partir d’une caisse d’accordéon piano.
Quelles sont les raisons qui les portent à faire ce choix et
quelle différence y a-t-il entre les deux options ?
Cet article tente de faire le point. Le
plus connu des accordéonistes qui ont fait ce choix reste sans doute
Richard Galliano. Il
s’est fait construire par la maison Victoria de Castelfidardo, un
accordéon chromatique (avec moins de boutons) à partir d’une caisse
d’accordéon piano. Pourquoi?
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« L’accordéon
musette » sur la route des vins
Cet article a paru dans le journal LE TOUR (Sutton-Dunham-Frelighsburg) Hiver 2004
Fredo Boss et ami à Nîmes, France 17 novembre 2006 Beaujolais Nouveau L’expression
« accordéon musette » inspire la poésie, évoque les
sentiments de liberté et de légèreté de la belle époque, suggère
des images de mauvais garçons, de gavroches. Elle
nous rappelle aussi la vie quotidienne des ouvriers des faubourgs
parisiens qui allaient s’évader au bal musette ou encore, la bohème des
peintres de la Butte Montmartre. Si
vous lisez ces lignes, c’est sûrement à cause de son titre qui vous
a intrigué. Il a attiré votre attention parce que
l’accordéon vous intéresse et vous n’êtes pas seul. En
effet, l’accordéon connaît une remontée dans la faveur populaire et
tout spécialement « l’accordéon musette » Cet
article vous retracera son histoire et tentera d’expliquer l’origine
de son nom. Nous verrons aussi comment il est lié au
vin par les « guinguettes » des bords de Marnes.[1] Le « musette » nous l’avons vu plus haut, est une expression fortement associée à l’esprit parisien. Il résulte de la rencontre de deux communautés venue s’installer à Paris à la fin du 19e siècle. Il y avait d’un côté les Auvergnats avec leur « cabrette » qui arrivaient par la gare d’Austerlitz et de l’autre, les Italiens avec leur accordéon qui arrivaient par la gare de Lyon. En fait d’expression contradictoire, on ne peut faire mieux avec « accordéon musette » Le « musette » en tant que style de musique tire son nom d’un instrument de musique utilisé en France pour les bals dès le XIIIe siècle c’est-à-dire bien avant l’invention de l’accordéon en 1829 par Cyril Demian, un Autrichien de Vienne. C’était une sorte de cornemuse améliorée dont le sac (réservoir d’air) était remplit par un soufflet que le musicien actionnait avec son coude pendant qu’il tenait de ses deux mains le « chalumeau » sorte de flûte à anche double tenue à la verticale. En Auvergne, ce sac d’air était fabriqué d’une peau de chèvre (le cabri) d’où le nom de « cabrette » donné à l’instrument. La cabrette au son très puissant s’imposa comme instrument tout désigné pour les bals. Au milieu du 19e siècle, les Auvergnats organisaient des bals et on disait « aller au bal musette » Pendant le 19e siècle, les Auvergnats commencent à venir s’installer à Paris pour y pratiquer leur métier de charbonnier. Ils y apportèrent leur cabrette et habitués de faire des affaires dans des cafés, plusieurs cafés auvergnats sont ouverts dans le 11e arrondissement notamment sur la rue De Lappe. On les appelle cafés-charbons puisqu’en plus du café on y vendait du vin, du bois et du charbon. Ces cafés deviendront vite des bals animés au son de la musette (cabrette) À la fin du 19e siècle, ils ne pouvaient supporter de se faire remplacer par les Italiens qui arrivaient dans Paris avec leur « vulgaire » accordéon. De nombreuses bagarres avaient l’habitude d’éclater pendant ces affrontements et c’est finalement un mariage entre la fille de Bouscatel, un cabrettaire célèbre et Péguri, un accordéoniste italien qui finira par faire accepter le mariage de l’accordéon à la musette. C’est au début du XXe siècle que l’accordéon musette s’enrichit du jazz avec l’influence des guitaristes « manouches » comme les trois frères Sarrane, Matelo et Baro Ferret sans oublier ce quatrième frère qu’était pour eux Django Reinhardt.[2]
Parmi les « créateurs » du genre musette, on retrouve les Péguri, Vacher, Privat, Viseur, Muréna, Peyronnin, Colombo et Prud’homme qui a composé « J’aime les nuits de Montréal » etc. Aujourd’hui, il y a encore des stylistes qui perpétuent le vrai musette, avec toute la poésie et le charme qui lui est propre sans le faire sonner « quétaine » ou « ringard » Quelques noms s’imposent comme Richard Galliano, mon ami Daniel Colin, Daniel Mille, etc. Ils ont tous faits parti du collectif réunit sous l’initiative du regretté Patrick Tandin sous le label « La Lichère » Ils ont eu le temps de produire trois CD sous le titre de « Paris Musette » Ces trois CD sont devenu des incontournables pour tous les amants du musette. Après la mort de Patrick Tandin, grâce à l’éditeur Frémeaux et associés qui a reprit le flambeau, ces disques sont encore disponibles.[3] Avec le tango de Buenos Aires, la bossa-nova de Bahia, le musette de Paris est un des rares folklores urbains à avoir traversé l’épreuve du temps. Le musette est un patrimoine mondial qu’il me parait important de préserver. Je m’y emploie sur le BATEAU-MOUCHE au vieux port de Montréal où avec ma compagne, la chanteuse Hélène Cardinal nous offrons un p’tit air de Paris sur le fleuve St-Laurent. Mario Bruneau (819) 876-2794 |
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Qu'est-ce qu'une guinguette ?
Guinguette de
l’Ami René, Nanteuil-les-Meaux (S. & M.) Concept : Guinguette
L’expression « accordéon musette » inspire la poésie, évoque les sentiments de liberté et de légèreté de la belle époque, suggère des images de mauvais garçon, de gavroche, de titi parisien. Elle nous rappelle aussi la vie quotidienne des ouvriers des faubourgs parisiens qui allaient s’évader au bal musette ou encore, la bohème des peintres de la Butte Montmartre.[1]
L’accordéon connaît une remontée dans la faveur populaire et tout spécialement « l’accordéon musette » C’est que l’accordéon musette représente une époque aujourd’hui révolue où les valeurs humaines primaient sur les valeurs d’ordre économiques. Des films comme « Le fabuleux destin d’Amélie Poulin » en font foi. Par ailleurs, saviez-vous qu’il existe une association d’accordéonistes au Québec? L'ADAQ accueille dans ses rangs plus de 200 amoureux de l’accordéon.
L’accordéon
est l’instrument de musique idéal pour animer une fête champêtre
ou un party. En effet, parmi les instruments de
musique d’accompagnement, l’accordéon est celui qui a la plus
grande étendue dynamique (différence en décibels entre le son le
plus doux et le plus fort produit par un instrument) À
l’extérieur il couvre un rayon de plus de 300 mètres tandis qu’à
l’intérieur, il est capable du plus bas chuchotement poétique.
Nous verrons aussi comment
il est lié au vin par les « guinguettes » des bords de
Marnes. HistoriqueAprès la construction du mur d’enceinte des Fermiers Généraux en 1785 par l’architecte Ledoux, la périphérie de Paris fut séparée du centre et des postes d’octroi accueillaient les commerçants pour leur faire payer une taxe leur donnant droit de commerce à l’intérieur de Paris. Plusieurs cafés et débits de boissons sont alors improvisés à l’extérieur des murs et deviennent le repère de toute une faune de petits contrebandiers et trafiquants. On y buvait le petit vin des vignes proches « le guinguet » qui coûtait moins cher puisqu’il n’était pas imposé. C’est la naissance des « guinguettes » Plus tard, on y viendra pour passer une journée en famille à la campagne et fuir la pollution des grandes villes. Sous les chapiteaux on y mange la friture de poisson, la matelote d’anguilles et les moules-frites accompagnés du vin de pays et on danse au son de l’accordéon musette.[1]
La guinguette est familiale, festive, joyeuse et se déroule sous chapiteau à la campagne. C’est une manifestation de la bonne chair, du bon vin et des plaisirs champêtres passés en famille. Pour les mêmes raisons qu’à la fin du 19e siècle, on assiste actuellement à une remonté des guinguettes en France. Je suis d’avis qu’une guinguette au Québec aurait beaucoup de succès. Traditionnellement, la guinguette est un lieu de rendez-vous où gens du village se rencontrent et fraternisent régulièrement tissant ainsi des liens sociaux. Et c’est justement cette régularité qui attire les touristes. Un lieu pour chanter, danser, boire le vin local et manger une bouffe simple, généreuse et abordable. Des liens se créent, des amitiés se forment, l’atmosphère du village est joyeux, transformé et socialement sécurisant. La séduction s’opère, les passants sont conquis.
À cause de la route des vins, des produits du terroir, des paysages magnifiques qui font penser à l’Auvergne, les Cantons de l'Est est la région tout désignée pour une guinguette et l’accordéon musette. J’entrevois même la possibilité d’y tenir un festival voué à l’accordéon musette.
Il existe deux festivals d’accordéon au Québec. Le Carrefour Mondial de l’accordéon de Montmagny (50,000 visiteurs/année) couvre tous les styles d’accordéon avec une tangente pour l’accordéon folklorique et traditionnel du Québec. Dans mes trois participations comme accordéoniste invité du Carrefour, les gens me disaient souvent qu’ils étaient venus pour entendre le style musette et qu’ils étaient déçus que je sois un des seuls invités à en jouer. Le Printemps des Bretelles de Montréal (1,000 visiteurs) couvre lui aussi tous les genres d’accordéon mais c’est le musette qui remporte le plus grand succès. Je suis convaincu qu’un festival d’accordéon voué à l’accordéon musette ferait un tabac dans les Cantons de l'Est. J’ai été actif sur le web en tant que représentant canadien de Accordions Worldwide, la plus grande ressource de l’accordéon sur internet et à ce titre, j’étais souvent contacté par les Américains pour que je les dirige vers des festivals de musette au Québec. Société francophone, ils étaient convaincus que les échanges Québec-France étaient monnaie courante. Je sais pertinemment que les Américains sont très friands du musette pour avoir été témoins de leurs réactions lors de leurs fréquentes visites sur LE BATEAU-MOUCHE de Montréal. Avec Hélène Cardinal interprétant des chansons d’Édith Piaf accompagnée de mon accordéon musette sur lequel j’interprétais aussi des airs du musette, les Américains en redemandaient.
En conclusionLes guinguettes offriraient l'expérience de la quintessence du bonheur[...] Le sentiment de félicité serait renforcé par l'éradication de toutes les barrières sociales, car les guinguettes seraient des lieux d'exception où tout le monde fraternise.[2]
Mario Bruneau Dunham le 7 février, 2005 |
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par : Mario
Bruneau, Montréal, Québec. Janvier-1998 Quand j'entends un accordéon à la radio, à la télé, ou dans un concert bien sonorisé, je devines toujours facilement et très rapidement si l'instrument que j'entends est un Cavagnolo. La seule fois où je me suis trompé, l'accordéon que j'entendais était un Maugein!* Or, sachant que la famille Cavagnolo est venue d'Italie pour s'installer à Paris en 1924 afin d'y fabriquer des accordéons et que Maugein est un facteur d'instruments de pure tradition française, j'en suis venu à conclure qu'il y avait effectivement un son spécifique français de l'accordéon. Il me restait à le prouver, d'où cet article. *L'accordéoniste était Daniel Colin! Avant toutes choses, essayons de comprendre comment est produit un sonLe tympan de notre oreille est une sorte de membrane extrêmement mince et capable de capter des variations très petites de la pression dans l’air produites par un système mécanique quelconque. Notre tympan fonctionne de la même façon qu’un microphone. Notons tout de suite que ce qui différencie un son musical d’un bruit, c’est le fait que les composantes d’un son musical sont volontairement organisées par le facteur de l’instrument tandis qu’un amoncellement de sons désordonnés est perçu comme étant un bruit. Prenons comme modèle une corde de pianoLa hauteur du son produit par la vibration d’une corde dans l’air est influencée par la longueur de la corde, son diamètre et sa densité. La corde la plus basse d'un piano peut mesurer jusqu'a deux mètres de long tandis que la plus haute ne mesure que six centimètres! Si on voulait garder le même diamètre et la même densité pour toutes les cordes d'un piano, la corde de la note la plus basse mesurerait plus de six mètres (22 pi.). C'est pour cette raison qu'on augmente volontairement le diamètre des cordes basses : pour diminuer leur longueur. La corde du LA central qui vibre 440 fois par seconde (1 vibration par seconde = 1hertz ou 1Hz) mesure environ 42 centimètres. Si on coupe cette corde en deux parties égales (21 cm.), chacune de ces deux parties vibrera à 880 Hz soit, à l'octave supérieure. De la même façon, si on coupait cette corde en trois parties égales, on obtiendrait trois cordes qui vibreraient chacune à une octave plus une quinte plus haut que notre première corde LA, c’est à dire la note MI. Par ailleurs, la puissance du son est déterminée par le mouvement plus ou moins grand que fait la corde dans l'air (aidée bien sûr par la table d'harmonie sur laquelle elle est couplée). Si je frappe la corde la plus basse du piano fff, c'est à dire avec force, le mouvement imprimé à la corde correspondra à, disons cinq millimètres, ce qui aura pour effet de produire des grandes variations de la pression de l'air qui atteint notre tympan, d'où l'effet de ressentir ce son comme étant plus fort que celui d'une attaque à ppp. Inversement, pour l'attaque ppp, c'est à dire faible, la corde ne bougera que de un ou deux millimètres. Elle ne déplacera alors plus autant d'air donc, les variations à notre tympan seront moindres et par conséquent on ressentira ce son comme étant plus faible. Ce mouvement qui définit l'intensité d'un son est appelé l'amplitude.** **Plus le mouvement que produit une source sonore est grand, plus son amplitude est grande. Voyons maintenant ce qui fait qu'un son sonne différemment d'un autreCe qu'on entend dans n'importe quel son musical (à part le diapason) est en réalité une multitude de sons. Prenons notre exemple de la corde de piano. Même si on perçoit la note comme étant le LA 440 Hz, on entend en réalité bien plus de notes que celle-ci. Pourquoi? Parce que la corde ne vibre pas uniquement sur l'entièreté de sa longueur! En effet, elle vibre aussi sur différentes sections de sa longueur notamment, en ses deux moitiés, ses deux tiers, ses quatre quarts, etc. C'est ce qu'on appelle les harmoniques. Le LA 440 Hz par exemple, on l'entend parce que la corde vibre sur toute sa longueur, qu'on appelle la fondamentale des son partiels. Parce que la corde vibre aussi en ses deux moitiés, on entend aussi le LA 880 Hz, c'est-à-dire une octave plus haut, ce qu’on appelle le premier harmonique ou deuxième son partiel. La corde vibrant aussi sur ses trois parties égales nous donne l'octave plus la quinte supérieure, le deuxième harmonique, troisième son partiel. Les quatre quarts de cette même corde nous donnent à entendre le LA 1760 Hz (440 Hz X 4 = 1760 Hz), c'est à dire deux octaves plus haut et ainsi de suite pour près de seize sons partiels entendus. Quand on dit qu'une corde vibre sur les deux moitiés de sa longueur c'est comme si on coupait littéralement la corde en deux parties égales comme je l'ai expliqué plus haut. C'est justement ce phénomène d'harmoniques qui nous permet d'identifier le son d'un instrument. C'est ce qu'on appelle le timbre d'un instrument. On dit d'un son qu'il est riche quand il comporte beaucoup d'harmoniques. Un son pauvre quand à lui, n'aura pas beaucoup d'harmoniques. Un son absolument pur est un son complètement dépourvu d'harmoniques, le diapason étant le seul exemple mécanique existant. Chaque partie de notre corde (i.e. toute sa longueur, la moitié de sa longueur, etc.) se comporte comme un diapason. On pourrait même théoriquement reproduire n'importe quel timbre d'instrument à partir d'une série de diapasons accordés sur le modèle des harmoniques de l’instrument que l’on veut reproduire. Maintenant, nous sommes prêts à répondre à notre question Les fréquences audibles (perceptibles) pour un être humain moyen se situent entre 20 Hz et 20,000 Hz. Ces fréquences sont audibles dans leur totalité jusqu'à l'âge 18 ans (si notre sujet n'a pas trop écouté de rock heavy-métal à 140 dB!). Déjà, un adulte de trente ans n'entend plus les fréquences supérieures à 14,000 Hz et le seuil supérieur d'audibilité continue de baisser avec le vieillissement. D'autre part, notre oreille, si impressionnante soit-elle, est en réalité très imparfaite. Elle n'entend pas tous les sons avec la même sensibilité. Elle est beaucoup plus sensible aux sons qui se situent entre 3,000 Hz ou 3 kilohertz ou 3 kHz (1 kilo = mille) et 5 kHz ce qui correspond à l'octave supérieure du piano. Parce que les instruments de musique sont en général riches en harmoniques, il nous reste encore bien des fréquences à entendre au-dessus de 5 kHz et bien sûr, toutes les notes fondamentales du piano se situent en dessous de ces fréquences. Nous qualifierons les fréquences et l'ensemble des sons se situant entre 3 kHz et 5 kHz, de sensibles. Maintenant, il est important de spécifier qu'un son nasillard comporte souvent des fréquences perçues par la région sensible de l'oreille et ce, en trop grande quantité. Ce même son nous paraît alors criard, métallique et agressif. Et la lame de notre accordéon, n’est-elle pas en métal?
Bien sûr! Elle a donc tendance à produire un son métallique.
Le défi des fabricants et concepteurs d'accordéons est de faire en
sorte que notre instrument sonne métallique sans sonner criard ou
nasillard. Pour cela, il faut trouver des façons de faire
ressortir les harmoniques aiguës sans augmenter l'intensité des fréquences
dites sensibles (entre 3 kHz et 5 kHz). Je crois que Maugein et
Cavagnolo y sont arrivés. J'ai hâte de trouver le temps de faire
des lectures comparatives, à l'oscilloscope (appareil servant à mesurer
entre autre, la fréquence les ondes sonores), des différentes marques d'accordéon.
J'observerai alors sûrement que les accordéons qui sonnent criard ont
une crête (augmentation) dans les fréquences sensibles. Bien sûr
qu'il y a des trucs et des recettes pour augmenter l'intensité des très
hautes fréquences, en voici un exemple: Conclusion: Entendons-nous bien sur le fond du sujet de notre question d’aujourd'hui. J'ai volontairement omis de parler des différentes formes d'accordéons, c'est-à-dire le clavier piano versus le clavier boutons. Ce domaine nous amène à un autre sujet de discussion que j’aborderai dans un autre article. La façon dont on accorde le registre musette, sera aussi, un autre sujet. Ce sont des facteurs qui influencent grandement la sonorité de l'accordéon j'en conviens, mais je me suis limité dans cette discussion à parler strictement de la source*** du son. J'ai nommé l’anche libre en métal et la façon de la monter. ***La source sonore du piano, de la guitare ou du violon = la corde, celle de la trompette = les lèvres du trompettiste, celle du synthétiseur = le circuit électronique, etc. Note : j'ai un accordéon BRANDONI de facture italienne. J'ai accordé le registre "violin" à la façon française moderne (c'est à dire avec au plus 1.3 battement à la seconde pour le LA 440 Hz) et bien sûr, il se rapproche alors plus du son français que quand il est accordé à l'italienne (4 à 8 battements à la seconde!), mais il ne sonne toujours pas comme un accordéon français! Je suis convaincu que c'est l’anche même de l'accordéon français qui lui confère sa sonorité particulière même si on me dit que les lames de qualité proviennent toutes du même fabricant!
Vous pouvez reproduire en spécifiant la source: Corrections septembre 2009 par M. Fernand Therrien www.mariobruneau.com |
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